2012 : fin ou transformation des réseaux sociaux ?

Je ne sais pas comment vous appréhendez cette date, mais pour certains, le 21 décembre 2012, pile au zénith de midi…Sera le signe d’un changement attendu.

Blague à part, beaucoup de médias et bon penseurs du monde 2.0 annoncent la fin des réseaux sociaux tels qu’on les connait actuellement, auto asphyxiés par la pléthore d’infos qui y est propagée (l’infobésité).

Un seul chiffre tout d’abord : selon comscore, dans les pays développés, plus de 85 % des internautes utilisent les médias sociaux, pour à peu près 75% en Martinique pour Facebook, et plus généralement dans les DOM. Il serait intéressant de voir la progression de Twitter aux Antilles, même si les chiffres (qui commencent à dater), montrent clairement le peu d’engouement pour ce support de la part du grand public.

  • Que l’on veuille tirer sur l’ambulance comme on l‘a fait sur les blogs il y a deux ans, c’est de bon ton chez les médias qui adorent décrier ce qu’ils ont adulé à tout va, seulement petit soucis, ils ne se sont jamais aussi bien portés.

[frame type=”left” width=”285″ height=”157″ src=”https://www.agence-indigo.com/wp-content/uploads/2012/02/fin_reseau_sociaux.jpg” alt=”reseaux sociaux martinique emarketing communiction internet web social media”]

Un récapitulatif complet de l’utilisation des blogs en 2011  apporte la preuve finale quant aux détracteurs de ces plateformes numériques. Sachant que mis à part une poignée de professionnels, l’écrasante majorité des internautes ne se servent que de Facebook ou éventuellement Twitter (il serait à ce propos intéressant de connaître son taux de pénétration aux Antilles), la redondance d’infos, fer de lance des Nostradamusiens prévoyant le fin des réseaux 2.0, reste somme toute le fait de petits cercles d’amis, ne nuisant à personne.

Cette pseudo saturation des internautes via la multiplicité des supports (Facebook, Google+, Twitter, LinkedIn, Viadéo, Foursquare…) n’est en fait qu’un faux problème. Seuls les passionnés ou les professionnels sont actifs sur plusieurs réseaux. Oui, lire 20 fois les même retweet est fatiguant, mais de bons services sont là pour y remédier.

Il en va de même pour l’efficience de Google, qui n’est altérée en rien par cette profusion. Facebook, chronique d’une mort annoncée, comme MySpace ? Laissez-moi rire ! Même si la phase de maturation commence doucement à prendre forme, nous n’en sommes qu’aux prémices du B2C via cette plateforme. Combien de précurseurs vendent via leur applis dédiées ? Ces mêmes réseaux sociaux sont une nouvelle manne pour cultiver un peu plus en avant la relation client. Facebook, un internet dans l’Internet ? les statistiques nous le prouvent, gagnant de plus en plus des parts de marché au détriment du temps passé sur le web au sens large. Il suffit de voir à quel point les réseaux sociaux sont actifs et l’essort exponentiel de Pinterest.

Cela est d’autant plus un faux problème que cette multiplicité est en réalité plus une opportunité qu’un frein, même si ce la oblige l’internaute à poster (plus ou moins automatiquement) ses contenus sur les différents réseaux. Les réseaux sociaux, qui ont boostés l’audience des blogs (60% des contenus partagés sur Facebook sont des articles) ont néanmoins compliqué la vie des blogueurs. Là est toute la question : Allons-nous assister à une complexification croissante, ou bien les réseaux sociaux vont-ils connaître une nouvelle étape, qui permettra une meilleure distribution de leur contenus sur le web.

Je reste persuadé que les blogs à venir seront le pivot central à partir duquel se recentreront l’ensemble des activités sociales. En définitive, l’avenir devait nous laisser entrevoir une nouvelle émergence des blogs en tant que point central de communication sur la toile.